Orientation par symptôme

Fièvre chez l'enfant : traitement et signes d'alerte

La fièvre de l'enfant (température ≥ 38 °C) est très fréquente et généralement bénigne, souvent liée à une infection virale. Le paracétamol en sirop ou suppositoires (15 mg/kg toutes les 6 h, sans dépasser 60 mg/kg/j) est le traitement de première intention. L'ibuprofène peut être utilisé à partir de 3 mois (poids ≥ 5 kg). L'aspirine est contre-indiquée chez l'enfant. Il faut bien hydrater l'enfant et surveiller son état général plutôt que le chiffre de la température.

Revu récemment
Relue le 8 avril 2026
Équipe éditoriale Quel médicament
Page d'orientation clinique

Signaux d'alerte

5

À ne pas banaliser

Causes fréquentes

3

Repères pédagogiques

Guides liés

2

Pour aller plus loin

Format

Orientation

Triage et conseils

À retenir avant toute automédication

Cette page sert d'orientation. Elle aide à distinguer ce qui peut relever d'un conseil officinal, ce qui justifie une consultation rapide, et ce qui ne doit pas être banalisé.

Toujours tenir compte de l'âge, de la grossesse, du terrain et des traitements en cours.

Un symptôme brutal, inhabituel, intense ou qui s'aggrave change complètement le niveau de risque.

Les options de traitement ne sont affichées que lorsqu'un rattachement par spécialité est suffisamment solide.

Signaux d'alerte

Ces situations doivent faire demander rapidement un avis médical ou une prise en charge urgente.

01

Enfant de moins de 3 mois avec fièvre ≥ 38 °C (urgence pédiatrique immédiate)

02

Convulsion fébrile ou perte de connaissance

03

Raideur de nuque, purpura ou taches rouges ne disparaissant pas à la pression

04

Enfant très difficile à réveiller, gémissements ou pleurs inhabituels

05

Fièvre persistant plus de 5 jours ou dépassant 40 °C malgré les antipyrétiques

Causes fréquentes à évoquer

Infection virale fréquente (ORL, gastro)

Otite ou infection urinaire (à évaluer par un professionnel)

Fièvre isolée sans foyer — parfois observation rapprochée nécessaire

Quand consulter

Consultez un médecin ou le 15 (SAMU) en cas de signaux d’alerte ci-dessus, de douleur ou symptômes nouveaux et intenses, ou si vous êtes enceinte, très jeune enfant, ou immunodéprimé. En l’absence d’urgence, votre médecin traitant ou un médecin de garde peut orienter la prise en charge.

Limites de l'automédication

L’automédication ne remplace pas un diagnostic : elle peut masquer une cause grave ou entraîner des interactions (autres médicaments, grossesse, pathologies chroniques). Respectez doses et durées de la notice, évitez les associations sans avis pharmaceutique, et arrêtez-vous si les symptômes s’aggravent ou durent au-delà des repères habituels pour ce type de trouble.

Pourquoi il n'y a pas de liste de médicaments ici

Cette page privilégie l'évaluation du symptôme, les signaux d'alerte et les situations où un avis médical est nécessaire. Une simple liste de spécialités serait souvent trompeuse si le contexte n'est pas clarifié.

Les options médicamenteuses ne sont affichées que lorsqu'un rattachement fiable et utile a été préparé pour ce symptôme. En attendant, le site renvoie vers les guides associés et les fiches médicament détaillées.

Guides associés